REGARDS/Mon appel à Mme Bensouda Procureur à la CPI

Politique

Par Gabin Djité

Madame la procureure Fatou BENSOUDA, au moment où la Côte d’Ivoire, mon pays, sombre à nouveau dans une autre crise (préélectorale, cette fois-ci), je me permets de vous faire une adresse des plus urgentes et à travers vous, à la France et à la communauté internationale.

Ceci pour trois raisons capitales.

Premièrement, en 2011, la France, l’Organisation des Nations-Unies et la communauté internationale ont finalisé le coup d’Etat le plus long de l’histoire en faisant arrêter le président légalement élu de la Côte d’Ivoire, Son Excellence Laurent GBAGBO, prétextant d’une crise post-électorale. Mais alors, que de fois, de l’an 2002 du début de la rébellion à ce jour maudit du 11 Avril 2011, que de fois, dis-je, la constitution ivoirienne a été violée ou piétinée par la France et ‘’sa’’ communauté internationale, massacrant au passage et à répétition les Ivoiriens à coups de bombes !

Gabin Djité, l’auteur

Secundo, vous, madame la procureure BENSOUDA, vous avez fait irruption dans le quotidien des Ivoiriens mi-2012 via la Cour pénale internationale. Madame la procureure BENSOUDA, à l’heure qu’il est, vous-même, en votre for intérieur, vous convenez avec l’opinion populaire que vos nombreuses tentatives d’étouffement de la vérité pour accabler et faire condamner l’innocence ont échoué ! Vous qui avez opéré en reine-mercenaire de la justice internationale dans le cadre d’une crise dite post-électorale, jamais vous n’avez songé au recomptage des voix. Pourtant, pour éviter des bains de sang, recompter les voix de l’élection présidentielle de       2010 en Côte d’Ivoire a été la proposition du camp qui a été attaqué. Malgré tout cela, votre prédécesseur et vos mandants de la communauté internationale, vous vous êtes jetés à bras raccourcis sur les victimes de la France et de la rébellion. Des victimes ivoiriennes qui en grande majorité, ô paradoxe, défendaient la constitution de leur pays ! Renversant ! Et combien de patriotes ou résistants ahuris, sont morts d’hypertension, de soucis, d’amertume  ou de dégoût, suite à ce grave viol du bon sens, disons de la morale et du droit ! Ce rappel important, excusez, ne vous est pas adressé, il est juste fait pour saluer la mémoire de nos compatriotes massacrés par les prédateurs de la néo-colonisation, toujours en complicité avec le même box de nègres coupables.

Tertio, madame la procureure BENSOUDA, avant votre départ définitif de la Cour pénale internationale, vous voudriez bien, à l’instar de votre prédécesseur monsieur OCAMPO, prendre toutes les dispositions conséquentes pour éviter le pire à mon pays bien-aimé, la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire, je parie que vous le savez, est à nouveau entrée depuis la nuit du 6 Août 2020 dans une crise…préélectorale.

A mon avis, là où votre intervention et vos soins à caractère judiciaire ont été prompts et sans demi-mesure pour couvrir le scabreux en 2011, à l’occasion de cette guerre de recolonisation contre mon pays, guerre faussement baptisée ‘’crise post-électorale’’, vous avez le devoir impérieux, pour redorer le blason de cette prestigieuse institution qu’est la Cour pénale internationale, de ‘’tuer’’ dans l’œuf, la crise préélectorale naissante dans mon pays, la Côte d’Ivoire. L’erreur est humaine, c’est connu. Bien que n’ayant pas compté pas sur vous pour avoir aussi subi votre hargne et votre haine aveugle contre les patriotes ivoiriens, je vous demande tout de même, sans aucune intention de vous narguer, d’agir car ici et maintenant, en mon pays, où il y a résurgence du fameux plan commun. Ce plan commun, que vous avez collé, huit ans durant, à Laurent GBAGBO mais en vain, a lieu en ce moment même en Côte d’Ivoire à travers un projet anticonstitutionnel de troisième mandat présidentiel. Madame la procureure BENSOUDA, en vérité, le peuple ivoirien est prêt à vous absoudre de tous les graves torts que vous lui avez causés, vous, procureure d’une cour de justice (internationale), instruite par des forces obscures depuis le fond des ténèbres !

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé

Madame la procureure BENSOUDA, au nom de la volonté de réconciliation voulue par le digne peuple de Côte d’Ivoire avec en première ligne Laurent GBAGBO, je vous tends la main, sans pensée feinte ou sans rancune. La seule chose que je vous demande, c’est d’agir maintenant pour rattraper tous vos innombrables ratés judiciaires.

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