REGARDS/Droits de l’homme, ce paravent moderne des fortaitures impérialistes

Politique

Par Gabin Djité

Ce vendredi 10 Décembre 2021, Alexis DESWAEF, vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme (F.I.D.H.) a tenu, accompagné du Mouvement ivoirien des droits de l’homme (M.I.D.H.), un point de presse où il a sorti ceci : ‘’la Cour pénale internationale a accordé une prime à l’impunité avec l’acquittement de GBAGBO et de BLE Goudé poursuivis pour leur rôle dans la crise postélectorale de 2010’’. Comme à leur habitude trop connue chez eux tous, en voici un autre, qui est venu pondre son ‘’évangile’’ bancal, comme dans une arène ou un asile pour des gens sans cerveau ou sans mémoire relative à  leur propre tragédie.

Oui, comme à leur habitude, monsieur DESWAEF a embouché la trompette du maître prétendument infaillible pour ne débiter que ce qui lui convient. Comme à leur habitude, monsieur DESWAEF a, une fois de plus fait montre de cette vilénie qui consiste à scinder toute une histoire ou tout un ensemble d’événements fâcheux pour ne se cantonner, comme la tristement célèbre Fatou BENSOUDA, qu’à une crise dite postélectorale ! Comme à leur habitude, le voici lui aussi (monsieur DESWAEF) arc-bouté sur les conséquences d’une situation et non sur les causes réelles ou profondes qui ont conduit à cette situation. Et cela est plus que grossier et si infantilisant que quand bien même, en expert avéré ( ? ), il se limite à la crise postélectorale, il évite de penser et d’évoquer le nom de monsieur Youssouf BAKAYOKO, l’homme par qui tout est survenu ! Avait-il le droit (respect du règlement ou de la loi), monsieur Youssouf BAKAYOKO, en tant que président de la Commission électorale, de se substituer à la Cour constitutionnelle de tout un pays ? Voici une première question que ces gens évitent de poser, avec toute la bonne foi que nous leur connaissons.

Encore une fois, nous sommes malheureusement en Afrique, terre de prédilection de toutes les infamies, en termes de disponibilités dévouées de nos propres frères à soutenir l’insoutenable. Monsieur DESWAEF, ce grand humaniste qui se jette à bras raccourcis par esprit sélectif sur la crise postélectorale, à mon sens, n’a certainement rien appris ou ne sait vraiment rien du tout sur les dix années qui ont précédé ‘’sa’’ crise postélectorale de 2010 en Côte d’Ivoire. Tapis en sa demeure là-bas en Occident, monsieur DESWAEF, spécialiste des droits de l’homme, n’a jamais appris que la soldatesque française a tué par des bombes et des fusils des hommes, des femmes et des enfants ici en 2004 et a récidivé en 2011, au cours de ‘’sa’’ crise postélectorale. Un sujet brûlant pour les Africains que nous sommes mais monsieur DESWAEF, lui, pourra-t-il évoquer ce sujet un jour et écrire un rapport qui condamne tous ces crimes de masse de la France néocoloniale ?

Monsieur DESWAEF n’accuse-t-il pas à tort la Cour pénale internationale de promouvoir l’impunité ? La pure distraction que monsieur Alexis DESWAEF, le vice-président de la Fédération des droits de l’homme et tous les loups qui hurlent avec lui, ne passera pas ! Pour eux qui parlent de promotion de l’impunité, leurs organisations disposent tout de même d’archives, non ? Pour rappel, ici en Côte d’Ivoire, en 2001, il a été question du charnier dit de Yopougon. En 2003, tous ceux qui, en complicité avec les forces impérialistes et leurs médias ont accusé GBAGBO d’être l’auteur de ce charnier, ont hérité du ministère de la justice sept longues années avant la crise postélectorale de 2010 : jusqu’aujourd’hui, le dossier de ce fameux charnier n’a pas connu de suite. Vous avez dit promotion de l’impunité ? Bref.

Enfin, après la très longue nuit, je reste convaincu, malgré des contorsions malveillantes qui réveilleront toujours mon indignation, qu’il vient, le jour de la vraie Libération de mon pays, cette Libération contre laquelle la France s’est violemment dressée en 2004 et en 2011, d’une façon aussi odieuse que honteuse !

Gabin DJITE.

Spread the love
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   
  •   
  •   
  •  
  •   
  •   
  •