Meeting pour respect de la Constitution/Pourquoi les Ivoiriens doivent oublier la communauté internationale

Politique

La France soutient-elle, oui ou non, le viol de la Constitution ivoirienne par sa position vis-à-vis de la candidature d’Alassane Ouattara à un 3e mandat ? Que dit-elle ? « Il y a un processus démocratique, je ne suis pas chargé d’apprécier la nouvelle Constitution. Ce serait une ingérence. Le président Ouattara a souhaité se présenter, c’est son libre choix », a déclaré le 7 octobre 2020, le ministre français des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian. Ces propos du ministre d’Emmanuel Macron, vont clairement dans le sens de ceux tenus, en 2002, par la ministre française de la Défense Michèle Alliot Marie, qui refusait d’appliquer les Accords de défense entre la Côte d’Ivoire et la France, lorsque la Côte d’Ivoire a été attaquée par une rébellion le 19 septembre, et que le chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, a sollicité l’application de ces Accords. Michèle Alliot Marie soutenait que c’était « une affaire ivoiro-ivoirienne ». Donc, apparaît la notion « d’ingérence ». Mais plus tard, cette notion est soigneusement rangée et l’on verra l’armée française bombarder les aéronefs ivoiriens en 2004,  et la résidence du chef de l’Etat en 2011.

Aujourd’hui, bien d’Ivoiriens sont tristes et engagés à prendre leur destin en main. Les propos de Jean Yves Le Drian laissent comprendre que pour leur délivrance, ils ne doivent compter que sur eux-mêmes. Car l’on constate que la CEDEAO, l’UA et l’ONU sont venues à Abidjan du 4 au 7 octobre 2020 pour conforter la position de ceux malmènent la Constitution ivoirienne. La méthode de travail de cette délégation de haut niveau s’inscrit dans la continuité de ce que les organisations qu’elle représente ont fait entre 2003 et 2010 (accord de Marcoussis, tentative d’affaiblissement de l’Assemblée nationale par le Groupe de travail international (GTI), reconnaissance de Ouattara comme Président en 2010 dans l’ignorance du même Conseil constitutionnel, etc.).

Lire aussi :https://lhorizoninfo.net/du-tac-au-tac-grand-cousin-largent-la-cest-pour-toi/

Aujourd’hui Alassane Ouattara veut faire un 3e mandat interdit par la Constitution selon l’Opposition et les membres rédacteurs de cette Constitution. Au lieu de lui dire non afin de briser cette velléité en Afrique, au contraire la communauté internationale valide son projet. Le débat sur la Loi fondamentale n’est pas sa priorité. Ce qui importe pour elle, ce sont des élections apaisées, sécurisées et autres… Mais qui y a droit ou non, n’est pas son souci. La France est dans la même dynamique avec les déclarations de Le Drian. C’est pourquoi la mobilisation pour le meeting du samedi 10 octobre 2020 s’intensifie avec les appels des leaders de l’Opposition. En ce sens que les Ivoiriens doivent compter sur eux-mêmes. Et oublier la communauté internationale qui agit en fonction de ses intérêts. Germain Séhoué

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2 thoughts on “Meeting pour respect de la Constitution/Pourquoi les Ivoiriens doivent oublier la communauté internationale

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