La Culture ivoirienne en deuil: Marie Rose Guiraud décédée, hier

Culture

Décédée d’une longue maladie, Marie Rose Guiraud s’en va après combattu le bon combat. Et son combat culturel a été si noble que les hommages fusent de partout pour saluer sa mémoire. Parmi ses hommages, il y a celui de Simone Datté que voici: “

Le décès de Marie-Rose Guiraud est survenu ce 20 avril 2020 aux environs de 16 heures dans une clinique à Abidjan à l’âge de 76 ans. L’hommage à elle rendu par le gouvernement ivoirien lors de la 11ème édition du Masa, sera donc le dernier qu’elle recevra pour sa longue et immense carrière.

La santé de Marie Rose Guiraud s’était dégradée il y a près de 5 mois du fait d’un AVC. Après cette crise, Rose Marie Guiraud avait commencé une séance de rééducation qui donnait de meilleurs espoirs. Hélas, la mort a en décidé autrement.

Née le 10 septembre 1944 à Oyably, un village de la préfecture de Kouibly (ouest ivoirien), Marie Rose Guiraud (MRG), initiée à la danse, a commencé sa carrière artistique de danseuse spirituelle et chanteuse traditionnelle africaine depuis l’âge de quatre (4) ans.

Elle était danseuse spirituelle reconnue dans toute sa région. En 1963, alors qu’elle avait 19 ans, Marie Rose Guiraud a interrompu ses études secondaires pour se lancer dans la vie active.

Dans les années 1964, elle a travaillé successivement, comme secrétaire à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire puis au camp Galiéni à Abidjan, sous le général Révolte, où les Français ont reconnu son talent artistique.

Partie en France en 1966, elle a suivi une formation d’infirmière à l’école de Nantes, qui formait les étudiants d’outre-mer jusqu’en 1969 où elle a obtenu un certificat. Puis elle a étudié en Belgique au conservatoire royal où elle a obtenu les diplômes supérieurs d’art dramatique, de danse en rythmique et de diction française.

De 1971 à 1972, Marie Rose Guiraud achève enfin sa formation à l’école de comédie musicale de Paris en France et à l’école de danse américaine moderne et contemporaine. A la fin de ses études, la chorégraphe revient en Côte d’Ivoire.

Elle devient la directrice du département de danse, des arts et traditions populaires à l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle (INSAAC), où elle exerçait aussi en tant que professeur de danse traditionnelle.

En 1974, elle crée sa compagnie de danse appelée «les Guirivoires». Le premier spectacle de ce groupe s’est tenu au théâtre de la cité de Cocody en janvier 1975, puis elle a participé à la création du groupe de danse ivoirien appelé «Ballet national», en collaboration avec feu Condé Mamadou.

Elle est aussi la fondatrice de l’École de danse et d’échanges culturels (EDEC) sise à la Riviera Palmeraie.

Repose en paix Marie Rose Marie Guiraud”. Mais il y a aussi celui de Apollos Dan Thé: “

Décès de Marie-Rose Guiraud. L’icône nationale de la danse et de la chorégraphie nous a quittés hier à l’âge de 76 ans après une longue bataille contre un cancer.
Cette native de Kouibly, infirmière de formation avait laissé la blouse pour s’engager dans la danse chorégraphique car elle en avait un don naturel. Grâce à son génie, elle arrivait à faire des chorégraphies où elle alliait des pas de danse du terroir Wê, notamment le Tematè aux pas de danse purement sortis de sa création. Ce fut une digne ambassadrice de la culture Wê.
Au delà de la danse, cette dame avait un cœur grand. Elle a ouvert une école de danse et de chorégraphie où elle prenait gratuitement les orphelins pour leur donner une chance dans la vie.
Retranchée aux états-unis, son autre pays, le pays de son époux depuis la crise postélectorale de 2011, elle est revenue en Côte d’Ivoire il y a de cela quelques années. Malgré sa maladie, elle tenait toujours à faire fonctionner son école-orphelinat. Sa mort crée un grand vide dans la bibliothèque artistique de la Côte d’Ivoire et ses enfants orphelins, doublement orphelins.

Avait-elle une fois été décorée? Je ne m’en souviens pas. Si cela a été fait, tant mieux. Si cela n’est pas le cas, alors elle mérite bien une décoration. Hélas, à titre posthume.

Que son âme repose en paix.” Quant à Fernand Dedeh, il donne cette nouvelle à sa manière: “

À Barthelemy Zouzoua Inabo: les nouvelles à Abidjan ne sont pas bonnes. Tristes mêmes. Avec le décès de l’icône de la culture ivoirienne. Marie Rose Guiraud, 76 ans, s’en est allée. Partie, comme elle n’a pas vécu. Dans le silence. Elle aura porté pendant un demi-siècle, le flambeau de la danse en Côte d’Ivoire, talentueuse, passionnée, décomplexée. Elle mérite l’hommage de la nation.
J’apprécie, la visite annoncée ce mardi 21 avril 2020, au domicile de la défunte de la ministre de la Culture par intérim, « la pagneuse » et son prédécesseur, « le fleuve », le nouvel ambassadeur de la Côte d’Ivoire en France, bloqué à Abidjan par le Coronavirus.

Les nouvelles ne sont pas bonnes. Je suis même très en colère. Je suis pour une sanction exemplaire contre la bande de jeunes « anniversaireux », insouciants et inconscients, ces enfants qui vivent par procuration et qui s’autorisent des escapades en violation totale des mesures de sécurité et de protection de la société édictées par ton camarade. Ils se sont moqués de la République, tout simplement! On ne joue pas avec ce virus! Un seul indiscipliné met toute la nation en péril. Ton camarade est très en colère aussi. Je le comprends.

Ton parrain lui, parle ce matin. Il va faire le point de la lutte contre le Covid-19 et les perspectives. Une chose est sûre, tout n’a pas logique et cohérent par moments, les autorités ont confondu, crise sanitaire et crise sociale, au point de s’engager dans une course effrénée de « dons politisés », mais nous devons en sortir. Nous devons gagner la guerre contre ce virus. Et c’est ensemble que nous devons le faire. En appliquant rigoureusement, les consignes des autorités.
Les chiffres de contaminations continuent de grimper (879), le nombre de personnes guéries aussi rassure (287). Malheureusement, la Côte d’Ivoire enregistre 10 décès.
La solidarité nationale s’organise plutôt bien. La coordination se met en place. « La veilleuse de la Cohésion » est au four et au moulin… Elle pourra s’appuyer sur l’expérience togolaise ou gabonaise pour définir la liste des personnes rendues vulnérables par le Coronavirus. Un numéro vert, les appels, les services compétents vérifient dans les ménages puis valident ou pas l’assistance de l’Etat…

Je pose depuis ce lundi 20 avril 2020, « les 30 millions de masques annoncés pour cette date, sont-ils arrivés à Abidjan »?. Aucune réponse. J’ai tapé à toutes les portes. Rien. Notre « fils » qui est à la Communication-là, va encore dire ses propres parents le trucident. Mais entre-nous, c’est à lui qu’il revient de nous dire si les masques promis sont arrivés ou pas. C est lui qui avait donné l’information à l’issue du conseil dès mercredi du mercredi 15 avril 2020… Dans cette lutte, les détails comptent et la parole officielle doit inspirer confiance.

Juste un mot de « ton jeune » du maquis 331… Oui, oui, « L’Etoile D’Etat ». Il est bien guéri. Il a repris le boulot. Preuve supplémentaire que le Coronavirus est certes contagieux mais on en guéri. Et la maladie n’est pas honteuse. Donc, pas besoin de stigmatiser les personnes affectées et sorties des fers de ce virus impoli et virulent!”

Il n’y a pas longtemps nous publions ici un texte sur l’hommage que sa Fondation et les siens avaient initié pour elle de son vivant. Mais hélas! le Covid-19 n’a pas pu permettre la poursuite de ce programme. Un extrait de ce texte: “Marie Rose Guiraud, c’est un patrimoine culturel riche. On le sent. On le voit à travers les prestations magnifiques de la troupe Guirivoires, qui dance sans concession, à vous couper le souffle. Une richesse dont sa fille Wendy Guiraud est d’ailleurs fière de porter l’héritage et de le diffuser à partir de la France où elle réside pour l’instant. Marie Rose Guiraud, c’est la Maman et la Formatrice de plusieurs enfants, plusieurs jeunes de la rue à qui elle a donné joie, dignité à travers son école et Fondation EDEC. Son talent et son parcours doivent être sus. C’est le sens de son ouvrage La survivante.”

On peut dire que Marie Rose Guriraud, c’était quelqu’un.

EUGENIE DALLO

Visits: 161
Spread the love
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   
  •   
  •   
  •  
  •   
  •   
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
22 ⁄ 11 =