France/Le gifleur d’Emmanuel Macron prend 4 mois de prison ferme et 14 mois avec sursis

Politique

L’agresseur du président Emmanuel Macron, le dénommé Damien Tarel dort en prison ce soir 10 juin 2021 pour 4 mois fermes et 14 mois de sursis. Après sa garde à vue, il est conduit directement en prison sous mandat de dépôt. 

Il devra suivre une rééducation psychologique obligatoire pendant deux ans et une formation citoyenne.

Il perd ses droits civiques pendant trois ans.

Il est interdit de détenir une arme pendant cinq ans.

Il lui est interdit d’occuper une fonction publique, en France, définitivement à vie.

La famille de l’agresseur va subir aussi les conséquences indirectement.

Voilà qui est clair.

Ici Le Dauphiné rapelle les faits:

“Ce jeudi 10 juin se tenait au tribunal de Valence l’audience en comparution immédiate de Damien Tarel. Le jeune homme de 28 ans, domicilié à Saint-Vallier, est l’auteur de la gifle au président Emmanuel Macron en déplacement à Tain-l’Hermitage (Drôme) il y a deux jours.

Le prévenu encourrait jusqu’à 3 années de prison et une amende de 45 000 euros.

Après avoir visionné deux vidéos de la gifle, Damien T. a expliqué son geste “par la surprise de l’avoir vu arriver vers moi”.

En début d’après-midi, le procureur a requis 18 mois d’emprisonnement, ainsi qu’un mandat de dépôt.

“L’acte de mon client n’était pas prémédité, pas réfléchi”, a assuré l’avocate du prévenu.

Le tribunal a condamné Damien Tarel à 4 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Le jeune homme a été conduit au centre pénitentiaire de Valence à l’issue de l’audience.”

Il décline ici la chronologie suivante:

17h10 : Condamné à 4 mois de prison ferme avec mandat de dépôt, Damien Tarel sera conduit au centre pénitentiaire de Valence à l’issue de l’audience.

Le tribunal correctionnel de Valence condamne Damien Tarel à 18 mois d’emprisonnement dont 14 mois avec sursis avec mandat de dépôt. Interdiction aussi de détenir armes pendant 5 ans et d’exercer toute fonction publique à titre définitif et interdiction de droits  civiques pendant 3 ans.

16h : Pour l’avocate du prévenu : “Il faut distinguer le temps des médias du temps de la justice”.

Avant de dénoncer : “un harcèlement médiatique envers la famille et même son avocat. Il ne faut pas délocaliser la justice dans les médias”.

“L’acte de mon client n’était pas prémédité, pas réfléchi”. L’avocate poursuit : “Il regrette son geste. Il voulait débattre. Il se rend compte des conséquences lors de sa garde à vue”.

Sur sa personnalité : “C’est plutôt un intellectuel. Il est sans cesse dans le débat. Il n’est allé qu’une seule fois sur un site qui évoque les chambres à gaz. C’est quelqu’un de parfaitement normal qui n’est pas extrême. Un jeune homme qui n’a jamais fait parler de lui, très investi dans le monde associatif.”

“Il a pris conscience de la gravité des faits. Il ne les réitèrera pas. Il n’a à aucun moment voulu être un exemple. Il ne doit pas y avoir une justice d’exception, son casier judiciaire est vierge”, ajoute Me Elodie Guellier, avocate du prévenu.

“Je vous demande de le sanctionner mais pas de l’incarcérer”.”

S. A.

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