Souvenir du FEVRIER 1992/Boni-Claverie: “La rumeur annonçait qu’un plan d’assassinat avait été concocté contre Laurent Gbagbo”

Politique

A la faveur de la commémoration des événements du 18 Février 1992, la ministre Danièle Boni-Claverie, présidente de l’URD, donne son souvenir de parenthèse tragique de la Côte d’Ivoire.

COMMÉMORATION DU 18 FEVRIER 1992.

Il y a des commémorations que l’on aimerait oublier car les évènements qu’elles font ressurgir à notre mémoire ne sont ni honorables ni glorieux.

La marche du 18 février 1992 en fait partie. Une marche de protestation du Fpi autorisée par le pouvoir d’alors  qui se termine en chasse à l’homme, « l’homme » étant Laurent Gbagbo et son épouse Simone.

Le couple Gbagbo, prisonnier

La rumeur persistante annonçait qu’un plan d’assassinat avait été concocté contre la personne de Laurent Gbagbo d’où l’émoi général. Cette rumeur, il faut bien le dire, avait galvanisé les militants et les sympathisants du Fpi qui étaient sortis en masse.

Les protagonistes d’alors étaient le Premier Ministre, Monsieur Alassane Ouattara –  le Président Houphouët-Boigny étant à l’étranger et malade – Laurent Gbagbo et Simone Gbagbo, battue férocement par les policiers. 20 ans après, on retrouve les mêmes protagonistes, Alassane Ouattara aux manettes, Laurent Gbagbo à la Haye et Simone en prison.

Le véhicule de commandement du Secrétaire général du FPI, Laurent Gbagbo,
calciné, le 18 Février 1992.

Au-delà des souffrances des uns et des autres, c’est la démocratie qui est mise en berne et je fais partie de ceux qui croient que malgré tout, l’Afrique est apte à faire sienne les valeurs démocratiques même si nos dirigeants s’y prennent mal. Nous avons entamé une longue marche, emprunté un chemin tortueux, douloureux qui nous oblige, je l’espère, à réinventer notre démocratie en allant dans le sens de sa consolidation, de l’assainissement de la vie politique, de l’indépendance des Institutions et de l’organisation d’élections crédibles et transparentes sans oublier la nécessité d’inculquer aux citoyens des valeurs républicaines souvent ignorées.

Nous avons su inventer les conférences nationales mais l’apprentissage de la démocratie n’est pas un long fleuve tranquille. C’est un combat et un état d’esprit, fait de scrupules, de sens civique, de respect de l’adversaire. C’est un code moral disait Pierre Mendes-France.

Danièle Boni-Claverie

Présidente de L’URD

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