Dégâts des pluies diluviennes/ Pour Ferro Bally le Problème reste entier

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PROBLÈME ENTIER.

Des hommes politiques ont cru marquer de précieux points, prétendant avoir fait mieux que Félix Houphouët-Boigny.
Mais la grande saison des pluies rappelle, chaque année, que si le fondateur de la Côte d’Ivoire moderne est imité, il n’a pas encore été égalé sur aucun plan.
Et pour en rester au seul sujet de la pluie, il faut dire que Nanan, comme on l’appelait affectueusement, a été un bâtisseur hors pair. Avant l’érection de nouveaux quartiers, et nous ne parlons pas des bidonvilles et autres sites spontanés ou précaires, il faisait réaliser de gigantesques et coûteux ouvrages d’assainissement de voieries et de réseaux divers (VRD). Avec la construction de bassins d’orage, de vastes canaux, de digues de protection, etc.
Vous remarquerez ainsi que de Port-Bouet à Yopougon (hormis les nouvelles zones d’habitation), en passant par le Remblai (Koumassi), la Riviera Golf et le Vallon (Cocody), etc. il n’y a pas d’inondations.
Cette politique de viabilisation des zones d’habitation pour les sécuriser, abandonnée, n’est plus à l’ordre du jour alors que, depuis la mort de Boigny, les équipes gouvernementales ont même été renforcées.
Les ministères se chevauchent même au risque de se marcher sur les plates bandes et entrer en collision. Il y a aujourd’hui les départements de:
– la Protection civile;
– la Ville;
– l’Environnement et du Développement durable;
– l’Assainissement et de la Salubrité;
– la Construction, du Logement et de l’Urbanisation.
Ceci entraînant cela, il y a une flopée de directions générales: l’Office national de la protection civile (ONPC), l’Office national de l’assainissement et du drainage (ONAD) et l’Agence nationale de la salubrité urbaine (ANASUR).
Sur le terrain pourtant, c’est le chaos avec notamment des immeubles, bâtis sans aucune règle, qui s’affaissent avec leurs habitants. Comme châteaux de carte.
Et paradoxe des paradoxes, ce sont les nouveaux, chics et huppés quartiers d’Abidjan (Palmeraie, Riviera 2, Bonoumin, etc.), avec des rues bien baptisés comme la Rue Ministre, qui sont, chaque année, sous les eaux avec ces images apocalyptiques de voitures et personnes emportées, d’hommes sur le toit de luxueuses résidences ou constructions électriques (photo).
À sa prise du pouvoir, le chef de l’État s’est rendu sur les lieux du sinistre pour apprécier l’ampleur des dégâts. Il a jeté l’éponge. Car malgré des travaux entrepris, le problème de l’urbanisation sauvage de ces quartiers et de l’occupation anarchique des espaces publics dans ces zones demeure. Et reste entier.
Et faute de décisions courageuses (comme la démolition d’habitations) et de VRD à la hauteur des enjeux, la vie des populations va rester en danger.
F. M. Bally

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