Crispation sociale en Côte d’Ivoire/Le souvenir de Soro qui réveille d’autres souvenirs

Politique

De sa planque occidentale, en sa qualité d’exilé politique, Guillaume Kigbafori Soro, président du parti politique Générations et Peuples solidaires, ne se tait pas. Ses pages Tweeter et Facebook sont en constance palpitation. Par de petites ou des grandes phrases, il fait savoir que même loin, il est là, et bien là.

Cette fois, c’est un souvenir qu’il évoque sur son compte Tweeter : « Je me souviens comme si c’était hier ! Les ivoiriens quand ils sont libres, sans oppression, sont formidables. » C’était hier, lundi 8 février 2021.

Un souvenir qui n’a pas manqué de provoquer des remontées gastriques du point de vue de la mémoire chez certaines personnes. Soro rappelle que lorsque « Les ivoiriens sont libres, sans oppression, ils sont formidables. » Cela veut dire qu’ils peuvent faire de grandes choses, des choses merveilleuses, poser des actes d’honneur, dignes, de nature à faire avancer le pays, quand ils sont en paix.

A cette réflexion, a immédiatement répondu un internaute, ivon jaures, également sur Tweeter : « Les ivoiriens sont merveilleux dans leur ensemble, je lisais un texte de Kader qui m’a marqué quand il parlait des affectations des élèves. Il suffisait qu’un élève arrive dans une ville, la famille le reçoit comme son enfant sans même le connaître, mais hélas la guerre en a mis fin ».

En évoquant cet exemple de cohésion sociale perdue, où les Ivoiriens s’aimaient et se faisaient confiance sans se connaître, et en terminant son idée par celle de la guerre et ses ravages, l’internaute ivon jaures, semble montrer à Guillaume Soro le rétroviseur afin qu’il se voit dans ses œuvres de chef rebelle, de la rébellion de 2002 et d’acteur de la guerre de 2011. Et il manifeste que c’est bien cette guerre dont lui Soro est le maitre-d’œuvre qui a mis fin à cette cohésion et à ce beau vivre-ensemble qui faisait le bonheur des Ivoiriens.

Calmement et gentiment donc, il a renvoyé l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne à son passé auquel il doit son présent. Son passé qui a méchamment modifié la vie des Ivoiriens.

Le souvenir de Soro a eu le chic de réveiller d’autres souvenirs. C’est ainsi qu’un autre, Dosso Komo, apparemment proche d’Alassane Ouattara, lui demande, comme pour rappeler au leader générationnel sa grande responsabilité dans cette dislocation de la cohésion sociale ivoirienne due à ses tentatives de coup d’Etat et sa rébellion : « Tonton qui a géré DIPLOMATIQUEMENT tes problèmes de coup d’état avec le Burkina ? »


Décidément, que fera Guillaume Soro pour révoquer à jamais un passé qui ne fait qu’empoisonner son présent auquel il veut pourtant donner des perspectives d’un homme nouveau ! « Quand un homme marche, il laisse des traces », a dit un penseur national. Mais quand vos traces doivent vous hanter toute la vie, que faire ? Nous n’en avons pas la réponse. Pour sûr, Soro se souvient.

Germain Séhoué
gs05895444@yahoo.fr

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