Côte d’Ivoire/Marabadjassa, une cité sans eau courante

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Ne dit-on pas que l’eau est source de vie ? Eh oui, cela est d’autant plus vrai que l’eau est essentielle à la vie. Car aucun être vivant sur la planète Terre ne peut survivre sans elle. En effet, l’eau intervient dans tout ce que nous faisons dans la vie. Mais tandis que certains sont dans l’abondance, d’autres par contre souffrent par manque de cette denrée primordiale à l’existence humaine. Les populations de la Sous-préfecture de Marabadjassa souffrent d’une pénurie d’eau sans pareil depuis plus de deux semaines.


En effet, située dans le centre de la Côte d’Ivoire sur l’axe : Bouaké-Mankono en passant par les villes de Diabo et Botro, Marabadiassa est une localité appartenant au département de Béoumi, dans la région Région de Ggêkê. Étant chef-lieu de sous-préfecture, la sous-préfecture de Marabadjassa est composée de 9 villages avec une population estimée à environ 6.640 âmes (selon le recensement de 2014). Mais malheureusement depuis deux semaines ces populations souffrent d’un criant manque d’eau du fait d’une panne signalée au niveau de la machine qui pompe l’eau dans le château d’eau. Voulant répondre aux préoccupations de sa population, le chef du village a dépêché une équipe de techniciens depuis Bouaké dans l’optique de palier le problème. Mais malgré tous les efforts fournis par l’équipe, le problème demeure. Les populations sont obligées de se rabattre sur le fleuve Bandama qui passe à quelques kilomètres de la sous-préfecture pour s’approvisionner en eau.


Et selon les explications du chef du village, il ne sait pas quand le problème sera résolu. Face à ce calvaire, les populations demandent au gouvernement de faire quelque chose. Car il faut le dire, la SODECI a voulu s’installer à Marabadjassa pour servir les populations, mais le chef du village a refusé car il estimait pouvoir combler le problème de la population en eau à travers la SDEMA (Société de Distribution d’Eau de Marabadjassa). Cette situation fait réagir les populations, tel est le cas d’un Professeur du Collège Amidou Touré qui juge cette situation d’anormal : << inadmissible, pourquoi un chef de village peut priver les populations de quelque chose d’aussi vitale que l’eau. Car sans eau, nous ne pouvons rien faire, comment se laver pour aller au cours, comment nos femmes vont-elles préparer, vraiment que l’État fasse quelque chose pour nous >>. Même avis partagé par les agents de la sous-préfecture : << Nous sommes obligés de nous réveiller à 4h pour aller chercher de l’eau, c’est vraiment difficile. Que le gouvernement nous viennent en aide >>. 

Moayé Ba,

Correspondant régional

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