Côte d’Ivoire/Le cacao reste dans le collimateur des Occidentaux

Economie

CRISE DU CACAO. Le prix de la “World Cocoa Foundation”, reçu le 19 juillet 2012 par Mme Dominique Ouattara, a été un feu de paille. Le cacao ivoirien est au centre d’une guerre commerciale. La présidente du Comité national de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants a eu beau protester, en soutenant que “85% des enfants impliqués dans la culture du cacao vont à l’école; ils vivent avec leurs parents et vont occasionnellement au champ”, rien n’y fait. Le cacao ivoirien est menacé d’embargo. Ainsi les pouvoirs passent et l’épée de Damoclès reste suspendu.

De Gbagbo à Ouattara, le cacao reste dans le collimateur des Occidentaux. Comme hier, ils envisagent d’interdire son entrée sur leur territoire car présenté comme provenant du travail forcé des enfants, cette forme moderne d’esclavage (photo). La création du Comité national de lutte, doté d’importants moyens, a donc fait illusion. Selon des Ong, ce travail forcé concerne entre 300.000 et un million, voire 1,6 million d’enfants en provenance du Burkina, du Mali, du Togo et du Bénin. Ce n’est pas tout et c’est nouveau. La déforestation à grande échelle est aussi à l’origine de la colère des multinationales et autres Ong de l’environnement.

Depuis la rébellion armée, en septembre 2002, les cacaoyers ont gagné sur la forêt. Car, en toute illégalité et impunité, des milliers de planteurs essentiellement burkinabè ont colonisé les forêts protégées de l’ouest du pays (mont Péko, Goin débé, etc.). Le gouvernement a promis l’agroforesterie pour répondre à l’attente des bailleurs de fonds, mais cette opération reste une vue de l’esprit. Et au moment où les Chinois sont entrés dans la danse, l’or brun ivoirien, la mamelle de l’économie, est menacé d’asphyxie. Et le pays se trouve sur une corde raide.

F. M. Bally

Le titre est de la Rédaction

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