Côte d’Ivoire-Karahi /Conflit foncier : Laiyon Fulbert (Directeur régional du Meminader) fait une révélation sur la loi

Société

Présent dans le cadre des activités de vacance culture de Karahi 2021, le vendredi 03 septembre 2021, le directeur régional du Meminader Laiyon Fulbert a profité d’une conférence publique pour exposer sur le litige foncier en Côte d’Ivoire. Pour lui, le foncier revêt un intérêt capital. Car la terre est la ressource essentielle pour la survie d’une population. “La terre nous nourrit, nous permet de prospérer et de nous développer. Nous avons une tradition de profond attachement à la terre. Nous nous définissons par nos origines, et notre appartenance à une région.” a d’entrée, exposé, le conférencier. Puis de toucher la cause des conflits dans notre pays. 

Pour l’orateur, la maxime du président feu Felix Houphouët-Boigny selon laquelle ”’ la terre appartient à celui qui la met en valeur”’ a contribué à la migration massive des populations. Et ces flux ont créé une pression démographique et la saturation foncière avec l’occupation des aires protégées. Cela est à la base de la pression foncière aggravée de nos jours par d’autres facteurs tels que l’urbanisation aveugle et le changement climatique. “A l’époque, les populations locales ont dans la plupart des cas, vendu ou cédé leurs terres aux étrangers pour la culture du binôme cafe-cacao. Aujourd’hui, la hausse des prix des parcelles de terre poussent les nouvelles générations à remettre en cause les contrats passés par leurs parents ou par leurs ancêtres” Mais avant, il a indiqué que les conflits fonciers ruraux sont omniprésents dans l’ensemble des régions de la Côte d’Ivoire qui se présentent avec acuité à l’Ouest du pays, notamment dans les régions de Duékoué et Man. “Ces conflits ont atteint un pic l’ors de la crise sociopolitique qu’a connue le pays ces dernières années”, a-t-il fait noter. Le conflit foncier est le nid de plusieurs types de conflits parmi lesquels l’on distingue l’accaparement des terres par l’Etat et les multinationales. Dont la vente illégale des terres par les populations autochtones et l’installation irrégulière de certains exploitants agricoles nationaux et non nationaux sur les terres du domaine foncier rural.

Casmir kouadio

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