Côte d’Ivoire /Gestion du Covid-19 ou le règne de l’opacité

Politique

Par Ferro Bally

TRANSPARENCE. Entre le Conseil national de sécurité (CNS) et le Conseil des ministres, le courant ne passe pas très bien et le réseau est perturbé.
En moins d’une semaine, ces deux instances, présidées par Alassane Ouattara (photo), ont donné la preuve qu’elles ne chantent pas 100% à l’unisson; ayant des intérêts qui sont divergents.
Face à l’urgence de la situation sanitaire, le CNS a arrêté, le 10 avril 2020, plusieurs mesures urgentes: le port obligatoire du masque “en veillant à leur disponibilité et leur gratuité”, la production de médicaments par l’industrie pharmaceutique locale pour la couverture des besoins nationaux et la fabrication par l’industrie locale de masques en soutien à leur importation massive.


Le Conseil des ministres n’a pas également tenu compte des PME/PMI ivoiriennes.


Le conseil des ministres du 15 avril n’a pas entièrement adhéré à cette lecture. Il a pris sa gomme pour biffer le sujet relatif à la fabrication des médicaments par l’industrie locale; ce n’est pas à l’ordre du jour.
Le Conseil des ministres n’a pas également tenu compte des PME/PMI ivoiriennes; bien que frappées durement par la crise, elles ont été écartées dans la commande des 100 millions de masques. Pis, il est resté muet sur la gratuité annoncée.
C’est un zigzag au sommet de l’État qui pose la question de la transparence dans la gestion du covid-19 au moment où des dons, comme ceux de l’ARTCI, sont détournés pour être en vente sur le marché.
Sur son site, le chef de l’État a déclaré que les 95,5 milliards de nos francs du plan de riposte sanitaire ont déjà été engloutis dans des opérations passées presqu’inaperçues sous un régime champion de la communication politique.

Le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly est plus préoccupé par sa campagne électorale que par autre chose.


Ils auraient servi à “l’accroissement des disponibilités hospitalières par la construction de nouveaux dispositifs hospitaliers en préfabriqués, l’acquisition d’importants stocks de matériels et de médicaments contre le covid-19 ainsi que d’équipements de protection individuelle dont la distribution au personnel de santé et aux forces de sécurité”.
Les réalités sur le terrain jurent avec le tableau du chef de l’État. Les syndicats de la santé, y compris le Synacassi, sont sur le pied de guerre; ils ne cessent de dénoncer le manque criant d’équipements de protection. Les deux hôpitaux préfabriqués (CHU de Yopougon avec 160 lits et hôpital général d’Anyama avec 140 lits), qui auraient dû être livrés en dix jours, restent attendus au point l’État, ayant abandonné la réquisition du parc des sports de Treichville et du stade Jesse Jackson de Yopougon, négocie l’hôpital de Didier Drogba. Et l’armée, lasse d’attendre des kits de protection, a commencé à fabriquer, elle-même, des masques pour ses éléments.

Le Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique Aka Aouélé


Cerise sur le gâteau, la Côte d’Ivoire recevra, le 20 avril, 30 millions de masques sur les cent millions commandés qui seront “en disponibilité sur les marchés”. Mais l’État a refusé de communiquer sur le ou les lieux de provenance et l’usine ou les usines de fabrication. C’est un secret d’État.
F. M. B.

Source; Page Facebook de Ferro Bally

Le titre est de la Rédaction

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