Côte d’Ivoire /Forces d’autodéfense : le « Général » Maho Glofiéi est mort (son histoire)

Politique

Le « Général » Maho Glofiéi Dénis est décédé, selon des proches, de crise cardiaque, ce samedi, 25 septembre 2021 à Dabou où il aurait une résidence secondaire. Maho Glofiéi Dénis de Guiglo, s’est fait connaître en 2002, lorsque la rébellion de Guillaume Soro et du RDR a attaqué la Côte d’Ivoire et s’est mise à des atrocités contre les populations Wê de l’Ouest du pays. Au regard des massacres dont étaient l’objet ses parents du Cavally et du Guémon, et de la faiblesse de l’action des Forces de défense et de sécurité (FDS), Maho Glofiéi Dénis décide de mener une résistance (autodéfense) afin que les siens ne soient pas éradiqués de la carte de la Côte d’Ivoire. En clair, le FDS avaient du mal à assurer leur propre sécurité. Il crée alors le Front de libération du Grand Ouest (FLGO). Cette organisation d’autodéfense, composée de jeunes gens de la région, n’était donc que l’antithèse des Forces rebelles du Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP), tous engendrés par le Mouvement patriotique sanguinaire de Guillaume Soro (MPCI) cajolé par la France et l’ONU. C’est donc Maho Glofiéi Dénis qui a fait stopper la folie meurtrière des rebelles venus du Nord dans cette zone, évitant ainsi à beaucoup de familles de se retrouver au Libéria ou dans la sépulture.

Alors de la même façon que la rébellion de Guillaume Soro et ses soutiens ont reproché à Laurent Gbagbo de n’avoir pas laissé ses ennemis, leurs hommes, aller jusqu’à le tuer de 2002 en 2010, la communauté internationale et ses organisations satellites de domination en voulaient terriblement à Maho Glofiéi d’avoir été la terreur de la rébellion à l’Ouest. Leur souhait ? Il devait laisser les rebelles décimer ses parents. Cette région devait rester sans défense, de sorte que le moindre gringalet muni d’une mitraillette ou d’un simple fusil de chasse, aille commettre les crimes pires de ses rêves.

Ce schéma, hélas ! les populations Wê le connaîtront réellement à Duékoué Carrefour le 29 mars 2011, avec 800 civils massacrés, le 20 juillet 2012 au camp de Néhibly à Duékoué, avec d’autres massacres sous les yeux des soldats de l’ONU, qui les filmaient, de sang-froid. Le sang avait aussi coulé à Guitrozon et dans bien d’autres localités de la région. Et jusqu’à ce jour, 25 septembre 2021, jour du décès de Maho Glofiéi qui aura été arrêté et torturé par ses ennemis en 2011, ces massacres sont restés impunis. La France n’en dit rien. L’Onu n’en dit rien. Les ONG de défense des droits de l’Homme ne font rien. Encore moins le gouvernement ivoirien.

Le “Général” Maho Glofiéi a été torturé par ses ennemis en 2011.

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Maho Glofiéi Dénis est mort, des années après avoir été esquinté, humilié, avec son image nue postée sur les réseaux sociaux. Maho Glofiéi Dénis avait compris que face à une canaille, il fallait opposer une résistance adéquate. Malheureusement, bien de ceux qui chantent « droits de l’homme » se cachent derrière les rebelles sanguinaires qui endeuillent le siècle.

Mon « Général », tu as été diabolisé et torturé parce que tu as refusé leur idée qui est « Reste tranquille, on va venir te massacrer chez toi ; si tu te défends, tu ne seras pas démocrate ». Mais à quoi cela sert-il d’être un démocrate dans la tombe, et lâchement ! A bon chat, bon rat ! Tu as fait ta part. Que la terre de tes ancêtres te soit légère.

Germain Séhoué

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