Côte d’Ivoire-Bouaké /La Cour Pénale Internationale en mission d’information et de sensibilisation

Politique

Le mécanisme de fonctionnement de la Cour pénale internationale (CPI) a été expliqué aux populations de la ville de Bouaké, dans le cadre d’une campagne d’information et de sensibilisation organisée par la section du  Bureau de cette instance judiciaire basé à Abidjan, en Côte d’Ivoire. La CPI mène cette campagne nationale d’information et de sensibilisation  avec la collaboration de la Confédération des Organisations des Victimes de la Crise Ivoirienne (COVICI) et la Coalition Ivoirienne pour la CPI (CI-CPI). La Cour Pénale Internationale a échangé, ce vendredi 22 octobre 2021, dans la salle de réunion de la préfecture de Bouaké, avec les victimes, les communautés affectées par la crise post-électorale et certains membres de la société civile de Bouaké.


Cette campagne d’information et de sensibilisation est destinée à désamorcer les rancœurs et autres ressentiments, ce rendez-vous se voulait un puissant catalyseur du vivre ensemble. Ainsi, Me Sacko Brahima et ses collaborateurs, monsieur Koné, mesdames Cissé Kadizatou Ibrahim et Doumbia Fanta, ont démontré la procédure d’acquittement du président Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, les missions de la COVICI, les mécanismes de fonctionnement de la CPI, sans oublier le rôle de la Société civile ivoirienne dans la promotion du statut de Rome de la Cour Pénale Internationale.

Ce fut pour Koné Abdoulaye, vice-Président de la COVICI, l’occasion d’exprimer, dans un premier temps, la compassion de sa faîtière à toutes les victimes de la guerre. Par la suite, il a appelé les uns et les autres au pardon. « Certes, après l’acquittement de Gbagbo et Charles Blé Goudé, nous avons ressenti des remords ça et là. Mais, nous devons aller à la réconciliation parce que si ça dégénère, il y aura davantage de dégâts. Ce sont les populations qui vont payer le prix fort (…) C’est pourquoi nous voulons prévenir d’autres conflits”, a-t-il expliqué.

Consécutive à la crise post-électorale de 2010, l’affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a connu son dénouement le 31 mars 2021 avec l’acquittement définitif par la Cour Pénale des deux prévenus. Une décision qui n’a pas, nécessairement, rencontré, l’adhésion des victimes. Pour autant, Me Sacko Brahima, représentant Monsieur Nouhoum Dembélé, chef de Bureau de la CPI en Côte d’Ivoire et au Mali, a rassuré qu’il existe un fonds de la CPI dédié aux victimes visant à épauler l’État de Côte d’Ivoire dans sa politique de réparation des conséquences liées à cette crise.
Dans cette même veine, la Cour Pénale Internationale et ses partenaires de la Société Civile sillonneront plusieurs localités du pays afin d’apporter l’information vraie concernant la CPI et l’acquittement des deux fils du pays qui sont passés devant l’instance judiciaire mondiale.

Placée sous le signe de la transparence, c’est une tournée nationale de lutte contre la désinformation pour la préservation de la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble dans une Côte d’Ivoire nouvelle.
Madame Cissé Kadizatou Ibrahim, Assistante à la sensibilisation-Bureau de la CPI en Côte d’Ivoire, a pour sa part, fait une brève présentation de l’instance judiciaire. Elle a rappelé que depuis 2013, la Côte d’Ivoire fait partie des 123 États membres de la CPI. « La CPI, forte de ses 04 organes compétents, intervient dans les cas de génocides, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de crimes d’agressions entre États. Mais les victimes sont toujours au cœur de nos actions”, a-t-elle précisé.

Moayé Ba,

Correspondant régional.

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