Côte d’Ivoire/Après le rendez-vous manqué du 17 juin : enfin, Diaby Issiaka donne de la voix : « Pourquoi je n’étais pas à l’aéroport… »

Politique

Diaby Issiaka, du Collectif des victimes de la crise ivoirienne qui avait promis de cueillir Laurent Gbagbo dès sa descente d’avion pour le remettre à la justice, n’était pas à l’aéroport le 17 juin 2021, à l’arrivée de Gbagbo. Pire, depuis ce jour, il a disparu des radars. Ni silhouette, ni bruit, alors que Laurent Gbagbo est bien arrivé et fait des buzz. Suite à notre article d’hier sur lui, après l’avoir longuement appelé, il nous a rappelé. Il a dit qu’il est là et va bien.

A la question de savoir pourquoi il n’était pas au rendez-vous du 17 juin, il répond ceci : « Il y avait déjà des palabres le matin avec les gendarmes, les forces de l’ordre, donc nous, on ne va pas se mettre dans ça ! » Question : Ah, ok, donc eux, ils ont fait votre palabre quoi ? Réponse : « Non, non, eux n’ont pas fait mon palabre, mais vous savez, les victimes sont arrivées vers 8 heures, or l’arrivée, c’était vers 15 heures. Donc, comme il y avait des palabres, ceux qui sont arrivés vers 8 heures n’étaient pas nombreux. Ceux qui sont arrivés tôt, ils n’étaient pas nombreux hein. Moi, j’avais prévu être là-bas vers 14 heures 15 heures, or les gendarmes, les policiers lançaient les bombes, frappaient les gens… Donc j’ai dit aux autres : ce n’est pas la peine ! »


Diaby Issiaka veut-il insinuer que tout le boucan qu’il faisait, il le faisait parce que les forces de l’ordre le laissaient faire ? Il y avait le gaz lacrymogène, d’accord. Mais après, pourquoi on n’a plus jamais entendu sa trompette des derniers temps ? Diaby Issiaka explique : « Je suis là. Mais le Collectif, on existe depuis 2001, est-ce que c’est tous les jours qu’on est dans la rue ? Ce sont les hommes politiques qui sont toujours dans la rue. Il y a une situation bien donnée, on voulait dénoncer. Les gens pensent que l’essentiel était d’aller faire des confrontations, des bagarres… Certes, si on devait en arriver là, et qu’il n’y avait pas de violences avec les gendarmes, on pouvait en arriver là… Si on veut nous arrêter pour nous mettre en prison, qu’on le fasse. Mais on voulait démontrer que la Côte d’Ivoire n’est pas un Etat de droit, on l’a déjà expliqué dans nos rapports, que la Côte d’Ivoire n’est pas un Etat de droit. Si vous vous mettez dans la rue et cassez la voiture des gens, on va vous interpeller. Mais pourquoi quand d’autres personnes posent des actes, on ne les inquiète pas ? Est-ce que vous trouvez cela normal ? ». Mission accomplie pour Diaby Issiaka ? Peut-être.

Germain Séhoué  

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161 thoughts on “Côte d’Ivoire/Après le rendez-vous manqué du 17 juin : enfin, Diaby Issiaka donne de la voix : « Pourquoi je n’étais pas à l’aéroport… »

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