Côte d’Ivoire/Ah, les dozos de la République !

Politique

Sacrée Côte d’Ivoire ! Le présent texte est suivi de trois photos (âmes sensibles s’abstenir pour la troisième photo). Sur la première photo, en agrandissant juste un peu, il y est fait une publicité et même des éloges à l’adresse des dozos, ces prétendus chasseurs traditionnels vivant désormais loin de leur aire de prédilection, massacrant en toute impunité d’innombrables ivoiriens. La grande particularité sur cette photo, c’est qu’il y a quelques années, ils ont tenu un séminaire soutenu par le Programme des Nations-Unies pour le développement (P.N.U.D.) et… l’UNESCO !

Cette faire n’a pas connu de suite judiciaire

Sur la deuxième photo, il s’agit d’un dozo qui se rendait à un rendez-vous festif avec des centaines d’autres dozos. Ce dozo a été pris par des gendarmes à onze kilomètres de la ville de Duékoué. Que transportait-il dans le caisson vers lequel il est abaissé ? De la chair humaine séchée. Se rendait-il à un rendez-vous de cannibales ? Quelle suite judiciaire a connue cette affaire ? Aucune. Précisons que cet acte horrible a été posé par ce dozo en Octobre 2012 quand le fameux séminaire évoqué ci-dessus s’est tenu cinq à six années plus tard. Légalisation et institutionnalisation des crimes de masse ?

Quant à la troisième photo, si ‘’le dozoya est une institution de cohésion sociale’’ comme écrit au bas de la première photo, il faut bien s’en inquiéter car bien avant les massacres de Nahibly en Juillet 2012, voici le triste sort qu’ils avaient fait connaître à un père de famille, tiré de son sommeil en pleine nuit, à une époque où les maîtres de la force ou par la force, c’étaient eux et les f.r.c.i. Le mobile de cet horrible assassinat en Mars 2012 ? Ces ‘’agents de la cohésion sociale’’ ont tout simplement vu d’un mauvais œil le fait que cet autochtone Wê, boutiquier, ait acheté un tricycle pour transporter à moindre coût les bagages ou vivriers de ses compatriotes qui souffraient encore des affres de la guerre. Des massacres de Duékoué-Carrefour auxquels ils ont participé jusqu’à plus récemment Guézon, voici en quoi ils ont toujours excellé. Pour preuve, ils ne sont pas nombreux, les villages de ce département de Duékoué qui n’aient pas subi des provocations ou des attaques à la machette, au fusil de la part de ces dozos. Et tout cela, en toute impunité.

Un des crimes jusque-là impunis.

Alors si madame BENSOUDA n’a choisi ses victimes qu’à Abobo pour échouer avec fracas, nous voudrions prier les nouveaux locataires de la Cour pénale internationale d’enquêter ou d’entendre tous ces patriotes attaqués par des hordes venues d’ailleurs, des patriotes qui, pour avoir voulu se défendre et sauver la mère-patrie se sont vus taxés de bourreaux et de cannibales. Sincèrement, à quand la justice, toute la justice, pour une affaire qui détruit notre pays depuis vingt ans ?

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) :

Emmanuel Caleb, le 6 Avril 2021

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