Convention du PDCI/ Pourquoi KKB veut affronter Bédié encore

Politique

KKB annonce sa candidature et sa démission du poste de conseiller auprès du président du PDCI.

Comme en 2015, où il a bravé l’autorité du père Bédié, président de PDCI, pour se présenter à la Présidentielle contre Alassane Ouattara, candidat de de N’ZUEBA et du PDCI, Kouadio Konan Bertin dit KKB, veut aller à la Présidentielle 2020, encore. Pour cela, il se détache vivement du président du Parti et soumet sa candidature à la prochaine convention :

<< Je viens de me porter candidat en vue de solliciter l’investiture du PDCI-RDA dans la perspective de l’élection présidentielle prévue pour se tenir le 31 octobre 2020.
Souhaitant disposer de toute ma liberté pour conduire ma campagne et à l’effet d’éviter tout fait ou acte qui pourrait être interprété comme un trafic d’influence et pour rester cohérent avec moi-même, je viens de proposer ce jour-même ma démission du poste de Conseiller auprès du Président du PDCI-RDA >>.

Mais pourquoi KKB s’entête à affronter Henri Konan Bédié, le candidat naturel du vieux parti, au point de démissionner de son poste de conseiller? Bien d’analystes peuvent croire que KKB et Bédié se sont entendus pour ressortir le caractère démocratique de cette élection de la convention du PDCI. Mais il y a plus.

Lors de la dernière Présidentielle en 2015 où il a accompagné Alassane Ouattara et s’est précipité (on s’en souvient) à le déclarer vainqueur du scrutin, KKB, comme tous les candidats, peut-être mieux, a obtenu au moins 100 millions de francs CFA. Une somme colossale que Henri Konan Bédié ne peut lui donner en échange de la discipline, par ces temps difficiles. Lui seul sait combien ces millions lui ont été utiles pendant toutes ces années post-électorales.

Et malgré son indiscipline d’hier, le père Henri Konan Bédié lui a pardonné sa fougue. C’est la jeunesse. Entre-temps, KKB s’est enrichi. La Présidentielle est devenue un investissement pour qui ne peut pas créer une entreprise pour attendre des revenus incertains. Or, 100 millions en un coup, cela vaut la peine que l’on brave la discipline du parti qui peut se “gérer” après que les poches sont pleines.

KKb va donc faire “un placement d’argent sûr”, celui où on ne perd pas: La Présidentielle. Après, il reviendra au père. Comme l’enfant prodigue. Et d’ailleurs qu’est-ce qui prouve que ces millions ne vont pas aider au fonctionnement du parti? Qu’est-ce qui prouve qu’il ne va pas y verser une part pour éteindre tous les reproches ?

Germain Séhoué

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