Après l’avoir acquitté, la CPI a le devoir de ramener Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire

Politique

L’ancien président de la République Laurent Gbagbo peine à obtenir son passeport pour rentrer dans son pays. Acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) et désormais libre de ses mouvements, il s’est imposé le silence. Cela, le temps d’arriver sur sa terre natale avant de dire publiquement ses premiers mots après les derniers événements de sa vie. Mais les autorités ivoiriennes qui avaient promis officiellement lui donner les documents dont il a besoin, tardent à s’exécuter. Et Laurent Gbagbo est toujours à Bruxelles. C’est là que l’on se demande. Comment la CPI prend quelqu’un dans son pays (la Côte d’Ivoire), le déporte loin, à La Haye, le juge pendant plus de 8 ans, l’acquitte, le blanchit donc, et peut le laisser en Europe, se « débrouiller », là où elle ne l’a pas pris ? Comment cela peut-il se comprendre ?

Laurent Gbagbo a été transféré à La Haye avec uniquement son pantalon et sa chemise qu’il portait au moment où les hommes de la CPI l’ont trouvé à Korhogo. Sans passeport. Sans rien. Pourquoi donc, après son acquittement, il ne peut rentrer chez lui sans les documents qu’on n’avait pas exigés à son départ ? Et ce, au point où il doit subir les humeurs de ses adversaires qui seraient ravis de le voir cloué loin de son pays. Quelle est cette logique ? Quel est ce droit ?

Sur cette question, avant même le moment, dans une interview à Le Temps début mars 2020, le Pr Hubert Oulaye, président du Comité de Contrôle du FPI en avait dit un mot que voici : « Si la Chambre lève les conditions, et je crois que cela devrait pouvoir se faire, si elle lève les conditions, la première chose qu’il faut savoir, c’est que Laurent Gbagbo et Blé Goudé doivent revenir dans leur pays. Rappelez-vous d’où ils sont partis pour La Haye. Ils sont partis de la Côte d’Ivoire. Le gouvernement ivoirien les a mis dans un avion et les a livrés. Dès qu’ils sont acquittés, la Cpi a l’obligation de les ramener dans leur pays. »

Pour le moins qu’on puisse dire donc, c’est que la CPI a le devoir de ramener Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, son pays d’où elle l’a déporté en novembre 2011.

Germain Séhoué

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