Alternative citoyenne Ivoirienne (ACI)/Retour sur le discours de repentance de la société civile du 25 janvier

Amougnan

Citoyens, citoyennes, si vous êtes là aujourd’hui, c’est à l’appel du pays que vous avez répondu, mais surtout à l’appel de Dieu qui veut sauver la Côte-d’Ivoire à travers nos prières.
Les hommes de Dieu nous ont tout à l’heure conduit dans des prières de repentance, nous avons demandé pardon à DIEU et je suis convaincue que le Seigneur a entendu nos prières, nos supplications, il a entendu nos pleurs et nos gémissements, nos besoins, nos douleurs et nos attentes au travers les différents discours de mes prédécesseurs.
La vérité c’est que les ivoiriens souffrent énormément et n’ont pas de recours parce qu’il n’y a plus de séparation des pouvoirs. Si tu vas à la justice, c’est celui qui a de l’argent ou qui a des relations qui a toujours raison. Tu ne peux pas compter sur le parlement parce que lui aussi travaille contre le peuple à voter des lois anticonstitutionnelles comme le nouveau code pénal ou des lois contre les intérêts du peuple comme la loi sur la CNI.
La vérité c’est que la démocratie est inexistante. On te frappe et on t’interdit de pleurer. Même les manifestations pacifiques ne jamais autorisées contrairement à ce que la constitution prescrit.
La vérité c’est que le Chef de l’Etat qui est garant du minimum des droits de l’homme, jettent les gens à la rue, leur enlevant le droit à la vie, le droit au logement, le droit à l’éducation pour leurs enfants, le droit à la santé.
La vérité, c’est que le Chef de l’Etat qui est garant de l’unité nationale travaille activement contre la réconciliation, en ne prenant des décisions impopulaires qui précarisent les conditions de vie des ivoiriens chaque jour davantage, en persécutant les opposants et en refusant le dialogue inclusif.
Chers compatriotes, en 2010 on nous a servi une guerre à notre insu. Allons-nous accepter une autre guerre sans réagir en 2020 ?
Le dialogue inclusif nécessite que tous les leaders politiques se rassemblent autour d’une table pour s’entendre sur un minimum. Ça veut dire que tous ceux qui sont détenus abusivement doivent être libérés. Ça veut dire qu’il faut libérer le Président Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé.  Ça veut dire qu’il faut permettre au Président Soro Guillaume de rentrer. Ça veut dire que les Présidents Bédié, Ouattara, Gbagbo, Soro et Blé Goudé doivent s’asseoir autour d’une table pour discuter des conditions de la paix en Côte-d’Ivoire. Bien sûr, cette concertation ne doit pas exclure la société civile qui sera le meilleur arbitre.
Pour que ce dialogue ait lieu, il faut que le Président Ouattara le décide, mais apparemment « il n’est pas prêt » pour parler comme en Côte d’Ivoire. Mais nous aussi on n’est pas prêt à accepter cela sans réagir.
On dit qu’il n’y a pas de société civile en Côte d’Ivoire, parce que vous avez peur de défendre vos intérêts et ceux de la Côte d’Ivoire. Vous avez peur d’oser alors que vous voulez le changement. Vous parlez beaucoup et prêtez le flanc à la division. Vous placez l’argent avant tout et l’ennemi le sait. Vous passez votre temps à accuser les autres au lieu de vous lever.
ACI est là pour défendre le peuple, la Côte d’Ivoire et vous ouvrir les yeux. Vous ouvrir les yeux que la nécessité de se lever spontanément quand ça ne va pas. On ne peut pas vouloir le changement et être passif ou peureux. Il y a des gens qui sont absents aujourd’hui parce qu’on n’a pas payé leur transport. Vous croyez que lorsque les gens se sont levés au Soudan ou au liban, on a payé leur transport ou on leur a donné de l’argent ? Il y en a des gens qui ne sont pas là aujourd’hui parce que c’est ACI qui organise. Vous devez apprendre à mettre l’intérêt national en avant.  Si nous continuons ainsi, nous n’arriverons à rien et nos souffrances vont augmenter. Que Dieu bénisse tous ceux qui sont des partis politiques ou d’autres organisations qui sont là aujourd’hui au nom de la Côte d’Ivoire. Grâce à vous l’espoir est permis.
C’est pour cela que ACI fait la promotion du concept de pro-Côte d’Ivoire pour lutter contre la division entre les ivoiriens à travers le culte de la personnalité. Pour qu’il y ait la paix, il faut que chacun fasse passer l’intérêt de la Côte-d’Ivoire avant ses intérêts personnels ou partisans. Et ça, ça vaut pour quel pouvoir que ce soit. Il faut que désormais, quel que soit celui qui dirige le pays, il sache qu’il n’a pas des moutons en face et qu’il doit faire attention à ses décisions. Nous ne voulons plus de démagogie, de fausses promesses sans sanction du peuple. Nous devons nous faire respecter. Au Rwanda, les élus sont évalués périodiquement, quel que soit le poste.
Pour qu’il y ait la paix en Côte d’Ivoire il faut ouvrir les yeux des ivoiriens sur la vérité. C’est pour cela que ACI a décidé de créer les brigades citoyennes pour sensibiliser le peuple sur toutes les thématiques importantes pour que le peuple fasse des choix responsables et non dirigés.
Pour qu’il y ait la paix, il faut la réconciliation avant les élections. Les élections n’ont pas encore commencé et la CEI est déjà contestée. Le temps même qui reste pour organiser les élections ne suffit pas pour réunir toutes les conditions techniques. Mais pourquoi est-on pressé de les organiser ?
Pour qu’il y ait la paix en Côte-d’Ivoire, il faut le dialogue et on ne le dira jamais assez, mais pas n’importe lequel, un dialogue INCLUSIF. Ce qui est dommage c’est que même quand on fait la guerre, on finit toujours par s’asseoir pour dialoguer, donc pourquoi ne pas commencer par le dialogue ?
Pour qu’il y ait la paix en Côte-d’Ivoire, nous devons être solidaires sur tout ce qui va dans l’intérêt de la Côte-d’Ivoire. C’est pourquoi le 15 janvier, nous serons tous à la place de la République avec le clergé pour réclamer la paix.
Que tu sois évangélique, musulman, boudhiste, animiste ou autre, tu dois être à la place de la République le 15 février au nom d’un patriotisme saint, dans l’intérêt de notre pays qui est menacé par une autre guerre.
C’est pourquoi au nom de la paix nous allons nous lever comme un seul homme le 15 février, pour dire « nous voulons la paix », la paix dans le pays, la paix dans nos vies, et Dieu qui donne la paix nous la donnera en abondance.
Je suis convaincue que Celui à qui nous avons crié ce jour est un Dieu d’amour, de justice, un DIEU fidèle. Il nous exaucera, il guérira notre pays, il résolvra nos problèmes car il est notre père et il dit dans sa parole que : ” même si une poule abandonne ses enfants, même si une mère abandonne ses enfants, moi l’Éternel, je te n’oublierai JAMAIS ». Si nos autorités nous ont oublié, s’ils nous ignorent aujourd’hui, nous savons que la Côte d’Ivoire à un Dieu, le Dieu de justice, le Dieu des pauvres, le DIEU des sans voix, le Dieu des orphelins et des veuves. Ce Dieu là nous a écouté et je suis convaincue que nous partons d’ici avec l’exaucement. Bientôt, très bientôt, la Côte d’Ivoire deviendra « la patrie de la vraie fraternité », bientôt la Côte d’Ivoire sera ce « modèle Promis à l’humanité ».
Que le règne du St Esprit s’établisse sur ce pays pour que vienne la vraie paix.
QUE DIEU BÉNISSE LA COTE D’IVOIRE.
Je vous remercie.
Pour Alternative Citoyenne Ivoirienne
La Présidente
Pullchérie E. GBALET.

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